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5 des 7 réserves naturelles de la LPO sinistrées après la tempête Xynthia

Les réserves de la LPO situées en Vendée et Charente-Maritime ont payé un lourd tribu après le raz-de-marée qui a envahi ces zones humides suite à la tempête Xinthia, fort heureusement sans conséquences graves sur les personnes sur ces sites.

En Charente-Maritime
· Du côté matériel : les 4 réserves ont été totalement submergées par les eaux marines qui ont mis à mal bâtiments, équipements hydrauliques et agricoles ainsi que les observatoires et chemins d’accès en marais
· du côté des animaux domestiques,
- La réserve d’Yves a perdu son troupeau de chevaux Highland et la moitié de ses vaches Highland Cattle
- La réserve de Moëze a perdu une trentaine d’animaux sur les 150 brebis et agneaux tout juste nés
- La réserve de Lilleau des Niges a également perdu la majeure partie de son troupeau de moutons Scottish Black Face
- La station de lagunage de Rochefort a perdu 8 de ses 9 chèvres ; en revanche, les chevaux se portent bien.

En Vendée
Hormis pour la baie de l’Aiguillon, la situation est nettement meilleure.
En effet, en baie de l’Aiguillon, tout le matériel de la réserve (véhicules, bureaux, logistique) est hors d’usage. De plus, l’agriculteur du polder de la prée Mizottière a également perdu l’ensemble de son troupeau de moutons (300) ainsi que 50 veaux.
En Marais Poitevin, les réserves de St Denis du Payré et de la Vacherie, situées à plusieurs kilomètres du littoral, n’ont pas été inondées et n’ont donc pas subi de dégradations.
A Noirmoutier, la réserve de Müllembourg (commune de Noirmoutier) a été partiellement inondée par la mer sans incidence grave sur les infrastructures et les animaux de la réserve.

D’un point de vue biologique, il est certain que l’entrée de l’eau salée sur les prairies humides douces va perturber sévèrement la biologie de la flore et de la faune. 2010 va être une saison pauvre en orchidées, en batraciens et en mammifères. Les biologistes vont lancer des suivis d’indicateurs de la biodiversité sur les différentes espèces concernées pour mesurer l’impact de cette déferlante marine sur les zones humides littorales.

Toutes les équipes sont sur le terrain à pied d’œuvre aujourd’hui et dans les prochains jours pour à la fois identifier les points de rupture des digues et faire le nécessaire pour les consolider en prévision des fortes marées qui vont arriver et également réparer les dégâts occasionnés aux bâtiments, matériels, clôtures…

Dix ans après la tempête de 1999, la LPO estime que ces événements soulèvent deux problèmes majeurs :
· l’urbanisation excessive dans les zones littorales
· les stratégies actuelles de défense de côte qui ne sont plus adaptées aux événements climatiques exceptionnels qui le seront de moins en moins.

Allain BOUGRAIN DUBOURG
Président de la LPO

 


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